Souvenez-vous.
Il y a quelques années encore, le Venoge Festival était ce rendez-vous local bien ancré : une atmosphère conviviale, des soirées festives, et une programmation solide qui faisait le bonheur d’un public fidèle. Mais en 2022, un tournant s’est imposé : contraint de quitter son site d’origine à Penthalaz, le festival a migré vers un terrain deux fois plus vaste sur la commune voisine de Penthaz. C’est aussi ce moment qui a marqué l’arrivée d’un acteur marquant, celle de Julien Finkbeiner, aujourd’hui directeur, qui a su donner une nouvelle impulsion et ouvrir une nouvelle ère pour le festival.
Depuis, l’évolution s’est accélérée à une vitesse impressionnante. En trois ans à peine, le Venoge a pris une ampleur spectaculaire. Pour sa 30ᵉ édition, il a rassemblé 50 000 festivaliers à Penthaz. Autant dire qu’il n’est plus seulement “le petit festival sympa du coin” : le Venoge fait désormais partie des grands open airs suisses, et compte bien le rester.
Un terrain repensé pour une expérience inédite
Ce qui nous a frappée, au-delà des chiffres, c’est le soin apporté au nouvel aménagement du site. La grande scène a trouvé sa place devant un terrain en pente naturelle, tout comme la Riverstage un peu plus bas. Résultat ? Un confort visuel incroyable. Peu importe où l’on se tient, on voit la scène et on profite du show sans que des milliers de têtes n’obstruent notre vue. Une idée efficace et qui tire partie du relief naturel du terrain.
L’harmonie visuelle comme fil rouge
Mais le travail ne s’arrête pas à l’aménagement pratique du terrain : on sent que le festival est en recherche pour créer une harmonie visuelle globale. De jour déjà, les installations, les espaces et les décors dialoguent entre eux, donnant une cohérence remarquable. Et quand la nuit tombe, la magie opère encore davantage : l’ambiance lumineuse soigneusement pensée enveloppe le site d’une atmosphère presque féerique. Rien d’étonnant quand on sait que Julien Finkbeiner était directeur du festival Lausanne Lumières. Son expérience et sa sensibilité transparaît dans ces détails!
Une muse bohème comme emblème
Autre nouveauté marquante : le partenariat avec l’artiste Catherine Pearson, qui a donné naissance à “la femme arc-en-ciel”. Depuis cette année, elle devient la muse officielle du festival, une figure qu’on retrouvera dans les visuels des prochaines éditions.
Personnellement et vous vous en doutez, à la rédaction, nous adorons son allure bohème, avec sa longue chevelure libre, ses fleurs et ses éclats colorés. Elle incarne parfaitement l’esprit d’un festival où la liberté, l’art et la musique se mêlent. Comme planant sur le Venoge, elle en devient presque l’âme visuelle, la gardienne symbolique des lieux.

Une programmation qui rivalise avec les géants
Côté musique, le Venoge 2025 n’avait rien à envier aux mastodontes des festivals helvétiques ! Sean Paul, UB40, Mika, BigFlo & Oli pour n’en citer que quelques uns, et surtout Jason Derulo, qui donnait son premier concert en Suisse romande. Un événement désormais gravé dans l’histoire du festival et de la culture en Romandie.
Le show de la mega star demeurera comme l’un des grands moments de cette édition : enchainement de tubes, charisme éblouissant, énergie contagieuse, danseurs impressionnants et cerise sur le gâteau, la présence des légendaires Twins. Pour ceux qui ne les connaissent pas, ces jumeaux français, devenus icônes mondiales de la danse, ont collaboré avec les plus grands artistes (ils tournent notamment avec Beyoncé depuis de nombreuses années) et enflamment le Monde entier avec leur style unique. Les voir sur scène à Penthaz était un luxe inattendu et une chance incroyable.
Et puis, il y a eu cette jolie anecdote : BigFlo & Oli, en spectateurs devant le premier rang, entourés de leur équipe, chantant, filmant et dansant comme de simples fans devant l’entièreté du concert de Jason Derulo. Le public, médusé, ne savait plus où regarder : sur scène ou juste devant eux, là où deux des têtes d’affiche du festival vibraient comme des ados surexcités. Un instant rare, complice, qui résume bien l’esprit d’un festival comme le Venoge. La musique rassemble, efface les barrières, unit.
Et maintenant ?
En trois décennies, le Venoge Festival a écrit une belle histoire. Mais cette 30ᵉ édition n’est pas qu’un anniversaire, c’est une renaissance. Le festival s’est redessiné, affirmé, magnifié.
Et ce qui nous frappe, au-delà des chiffres, c’est cette impression qu’il garde son âme : une chaleur humaine, une proximité avec son public, une volonté de faire plaisir et d’honorer sa belle région.
Alors oui, le Venoge Festival est devenu grand. Mais mieux encore, il est en passe de devenir incontournable ! Alors un conseil : l’an prochain, soyez là… car ceux qui ont manqué cette édition s’en mordent déjà les doigts.
Découvrez les photos des artistes et du festival sur le compte Instagram de notre photographe @celineperretvisions